023.1 Prologue

– Garde les yeux sur la balle !

Le conseil résonne dans la tête de Nodzomi alors qu’il voit la balle foncer vers lui. Il déploie le bras et met son tam en opposition. BAM !

La balle rebondit dans le camp opposé : un bond, deux bonds… l’arbitre siffle. Le jeu est gagné.

– Bravo Nodz’ ! s’exclame Kéhim.

Les joueurs se rassemblent autour de Déinos, leur entraineur, pour profiter de ses conseils avant de reprendre la partie.

Nodzomi est particulièrement attentif. Il sait qu’il ne doit sa place sur le terrain qu’à la blessure d’Orthros en début de partie. Alors il reste très attentif à tout ce qui se passe et se dit.

Déinos trace un rectangle au sol et pointe les différents postes des joueurs adverses. L’entraineur donne des indications très précises à chacun de ses cinq joueurs. Malgré toute son attention Nodz’ ne parvient pas à comprendre tout ce dont parle Déinos. Il se rend compte qu’il a encore beaucoup de choses à apprendre avant de devenir un véritable joueur de sport-tam.

– Nodzomi, continue comme ça ! lance Déinos en lui donnant une tape amicale. Le jeune joueur est ravi de recevoir l’approbation de son entraîneur. Pour le reste il se dit qu’il doit faire confiance à ses coéquipiers qui ont, eux, beaucoup plus de connaissances et d’habitudes du jeu.

Il est fier de porter les couleurs de ciel et d’écume de l’équipe de Takhom même si cela n’a pas toujours était facile.

022.3 L’appel de l’imaginaire

La campagne de financement du projet de roman-jeunesse est cours. Toutes les informations sont en ligne sur le site dartagnans.fr: https://dartagnans.fr/fr/projects/donnez-un-heros-au-sport-tambourin/campaign

Christophe Garnier a découvert et s’est passionné pour le sport-tambourin à la faveur d’une installation dans un village de l’Hérault. Au fil des ans il s’est impliqué jusqu’à devenir président du Comité départemental de Sport-tambourin et responsable de la communication de la Fédération Française. Correspondant Midi Libre pendant plusieurs années il prête sa plume de façon hebdomadaire pour l’élaboration des communiqués de presse de ces deux instances.

Conscient de l’intérêt que peut générer un univers de fiction auprès du jeune public il a rédigé de manière bénévole un récit à destination de lecteurs de 7 à 12 ans : « Nodzomi – Premiers pas ». Il est possible d’en lire le prologue : http://nodzomi.com/index.php/2019/07/20/023-1-prologue/

Les prémices de l’histoire : « Nodzomi se retrouve esseulé lorsque ses parents viennent s’installer avec lui dans un village entre mer et montagne. Loin de leur pays d’origine il se sent isolé jusqu’à ce qu’il découvre une nouvelle activité, le Tam, qui lui ouvre la possibilité de s’intégrer progressivement à l’équipe de son village et d’être accepté par ses co-équipiers. »

023 Construire l’univers de Nodz

Construire un monde c’est partir d’une feuille blanche. Tout est possible et c’est là qu’il faut être vigilent. Pour l’univers de Nodzomi, dont l’esthétique se rapproche du manga, la tentation était grande d’inventer des pouvoirs, des capacités extraordinaires et d’aller même jusqu’à ré-imaginer la physique de ce monde. Ce choix aurait certainement rendu les scènes d’actions plus fantastiques mais il aurait en même temps diminué l’héroïsme des succès des personnages.

022.2 SportTamMag

SportTamMag est un magazine consacré au SportTam dans l’univers de Nodzomi. Des coupures de presse apparaissent dans les intervalles du récit du roman. Elles apportent une autre perspective, différentes de la Gazette de Takhom, et permet d’éclairer certains actions ou choix des personnages. Comme pour la Gazette le lecteur peut faire le choix de ne pas lire ces pastilles. Sa compréhension du récit n’en sera pas altérée.

022.1 La Gazette de Takhom

Des coupures de presse sont insérées tout au long du roman. Elles permettent de donner une vision différente de la situation et des enjeux ainsi que de transmettre des informations sur l’univers du roman. La Gazette de Takhom est rédigée du point de vu local. Les articles sont axés sur les résultats de l’équipe du héros.

022 Créer et cultiver la différence

“Meilleur est le méchant, meilleure est l’histoire.” Donner des environnements et des couleurs différentes aux adversaires des joueurs de Takhom n’est qu’une partie de l’histoire. Il faut aussi qu’ils aient des motivations et des personnalités qui expliquent leurs styles de jeu et leurs actions. C’est là que rédiger un récit pour la jeunesse peut devenir frustrant. Ce type de récit exige un certain rythme et il n’est pas possible de pauser la narration pour des descriptions trop longues. Il faut trouver d’autres moyens au fil de la narration mais aussi dans les illustrations pour transmettre des informations donnant du corps aux équipes et aux personnages. L’introduction de coupures de deux journaux fictifs permet de donner de l’épaisseur au récit en changeant la perspective du lecteur.

021 Se laisser de la place pour l’expansion

Dans un récit il faut donner les moyens au lecteur de comprendre les éléments clés de l’univers sans les faire coller impérativement à l’intrigue. Il n’y a rien de pire qu’un élément culturel qui apparaît juste à-propos dans un récit pour justifier un rebondissement ou faire avancer l’intrigue. Ne pas tout révéler permet aussi de continuer à construire et étendre l’univers dans lequel les personnages évoluent.